chef lieu de canton
1616 habitants

Superficie : 2194 hectares

Paris - Château-la-Vallière : 257 km

Tours - Château-la-Vallière : 40 km
Le Mans - Château-la-Vallière : 59 km
Angers - Château-la-Vallière : 76 km
Blois - Château-la-Vallière : 95 km

Dès le Haut Moyen Age, la motte castrale de l’oppidum de Castellis, située aux confins de l’Anjou et de la Touraine est établie sur un éperon barré dominant la Fare. Dans le bourg fortifié, Hugues II d’Alluye fonde au XIe siècle un prieuré, à l’origine de l’église actuelle, reconstruite en 1840 et restauré en 1881.

Au XVe siècle, le château des Alluye est abandonné pour celui de Vaujours. Jean V de Bueil, compagnon de Jeanne d’Arc et amiral de France, conçoit un château sur un site en fond de vallée, protégé par une double enceinte et un système de douves, de boulevards et de bastions casematés, innovant dans l’art de la fortification.

En 1666, la vieille baronnie, avec son château inhabitable est rachetée par Louis XIV pour en faire don à sa maîtresse Louise de La Vallière. Devenu chef-lieu du duché-pairie, « Chasteaux en Anjou » prend alors le nom de « Châteaux-la-Vallière », pour honorer sa bienfaitrice.

L’histoire de la ville est particulièrement liée à son activité industrielle. Des forges, mentionnées dès 1640 et en fonction jusqu’en 1843 sont installées en contrebas de l’étang de retenue de la Fare (la roue est encore visible à notre époque). La « Grand’Maison », un temps habité par les maîtres de forges, reconstruite en 1777 [pour l’épouse du sénéchal du duché-pairie Marie-Louis-César Roulleau,] est rebaptisée « château de la Rousselière » (transformé en hôtel de ville depuis 1991). Placé entre l’ancien bourg médiéval et le faubourg routier, le château neuf marque de son empreinte régulière le cœur de l’agglomération, ouvert sur la perspective marquée par la nouvelle route de Tours. Le renouveau économique, basé sur l’activité sidérurgique des forges, brisé par l’épisode révolutionnaire et impérial perdure jusqu’au milieu du XIXe siècle. En témoignent encore de nombreuses maisons bourgeoises, comme celles édifiées autour de la Place d’Armes et l’ancienne mairie-halle (actuellement le syndicat d’initiative) conçue en 1838 par l’architecte Phidias Alexandre Vestier.

La croissance de la ville ne reprend qu’à partir de 1885, avec la mise en service de la voie ferrée Paris-Bordeaux (réseau Etat) et du chemin de fer départemental de Bourgueil à Château-Renault, renforcé en 1907 par une liaison vers Tours. L’activité de ce nœud ferroviaire décline après 1937 pour disparaître totalement en 1979. Les années 1970 marquent la naissance du nouveau développement urbain avec la multiplication des habitations pavillonnaires, signes de la vitalité du chef-lieu de canton.

Etreinte par la forêt de chênes séculaires, la petite cité de Louise de la Vallière, blottie près de son lac attire les nouveaux citadins et offre aux touristes des séjours enchanteurs dans un cadre naturel préservé.